10 janvier 2008
Queens' Kong
... ou la magie d'un titre qui je le sens, vous aura conquis. Hong Kong, King Kong, et les trois princesses en goguette =
Queens' Kong! Haha!
Arrivées par la petite porte (l'aéroport de Shenzhen, Zone Economique Spéciale chinoise, à la frontière du territoire hongkongais qui bien que rattaché à la Chine a un statut indépendant et un gouvernement propre...) nos premiers pas nous conduisent donc au beau milieu de Kowloon - là c'est le moment où je vous conseille d'aller regarder une carte de Hong Kong, ça nous économiserait du temps hein...
Nous voilà donc au bout de la péninsule de Kowloon, lieu de toutes les auberges de jeunesse, du pire au... plus pire. Oui, contrairement à la Chine continentale, le tourisme est développé depuis plus longtemps, et avec des standards bien plus hauts donc... les prix s'en ressentent, et quand pour 7 euros on dort au Captain Hostel à deux pas du Bund à Shanghai, eh bien, c'est pas pareil à Hong Kong; voyez donc notre humble demeure, à trente euros la nuit pour une chambre de 10 m² à trois.
Posons donc nos sacs, et nous voilà parties à se promener dans Nathan Road, la grande artère de Kowloon, assez longue pour y laisser la place à un marché aux oiseaux, au jade, aux diseurs de bonne aventure, aux vendeurs ambulants, et puis aux malls luxueux et à son bout, de là où l'on voit Hong Kong Island, se loge le "Golden Mile" ou la version hongkongaise du Triangle d'Or parisien (il paraît... allez savoir pourquoi, notre auberge n'en était qu'un très modeste aperçu)!




Nathan Road au fil de la nuit...
Ensuite, ce sera Hong Kong Island: le quartier de Central, coeur économique (ici se trouvent les tours emblématiques), commercial (mmmmh... "SHOPPING") et culturel; adorable quartier de SoHo tout en rues escarpées (et le PLUS GRAND ESCALATOR DU MOOONDE... ah le goût des hyperboles dans nos mégalopoles asiatiques!), le Victoria Peak en tram d'où l'on voit les lumières de la ville.
Il y a cette chose à propos des villes asiatiques: elles sont incomparables. C'est ce que l'on pense à Hong Kong peut-être même plus qu'ailleurs, parce que les cultures s'y mélangent avec grâce et richesse, parce que la géographie elle-même la rend exceptionnelle aussi... Une mégapole au développement qui semble plus harmonieux qu'en Chine - grâce à ces influences mêlées - une volonté claire d'entretenir cette singularité, une île aussi, avec à deux pas un petit goût de tropiques, avec toujours cette énergie pareille à nulle autre sous nos latitudes occidentales pleines de barrières mentales qui pourraient bien finir par être plus emprisonnantes que les labyrinthes administratifs... Qui sait
Hong Kong: une ville, des îles...
06 janvier 2008
De Hangzhou à Nanjing
Petits parcours autour de Shanghai (oui, il y a un monde au-delà...): Hangzhou d'abord; voyage organisé par l'université, donc ici ça se passe à la chinoise: un guide, chacun à son petit badge, le guide à son drapeau et son mégaphone, et on se suit bien en rang, avec arrêt tous les 10 mètres environ pour la photo souvenir. Pose requise: sourire béat, index et majeur levés en V - notez que le paysage derrière est à peine observé, on aura bien le temps de regarder les photos. Mais on y découvre quand même une ville chinoise nouvellement développée, apparemment l'une des plus riches de la région - en témoigne XihuTiandi, nommé après le XinTiandi de Shanghai, ici seulement un tout petit endroit aux abords du fameux lac de l'Ouest (Xihu) regroupant restaurants et bars "chics"... Au moins ce quartier ne cherche pas à reproduire un ancien "authentique" village, comme ceux que nous avons pu visiter au cours de ce weekend: entrée payante gardée par un KFC, rues 'antiques' bordées de vendeurs de pochettes en soie; revoilà la Chine qui se sert de cette riche histoire pour la tourner malgré soi en dérision je crois. En somme, la nature reste inaltérable, mais l'authentique est rare... Ne suivez pas les panneaux!
C'est après cette expérience que nous prenions le train avec une petite bande d'entre nous de la fac pour un weekend à Nanjing - ancienne capitale de l'empire chinois, aussi première capitale de la République de Chine de Sun Yat Sen, ça promettait d'être intéressant! Et ce le fut, mais d'un point de vue plus aéré: une journée dans un parc, quelques arbres, une muraille, voilà qui nous changeait du rythme shanghaien... De l'air et un peu de calme - bien qu'étant les seuls "Lao wai" de la zone, on attirait pour le moins l'attention...
La suite en images...
- Hangzhou et autres villages de 5000 ans d'âge (à c'qu'on dit...)


Le lac de l'Ouest


Ici, un parc national... Beaucoup de béton, mais un impressionant Bouddha, qui regarde ici mes chers collègues de chinois; ma classe: un gros contingent nippo-coréen, et puis moi et ma petite allemande, Anne!


Xihu Tiandi
Et un autre petit village... dont j'ai oublié le nom, ooops!
Et puis Nanjing: avec Sophie, Rachel, Joe, Hugo, Ali, Dennis, un casting de choc!




^ Une grappe de chinois fascinés par nos longs nez, faut croire...
... et enfin, dernière vue de Nanjing, Joe tombe amoureux de la tapisserie psychédélique du restaurant. Un grand moment, sous les yeux émus de Sophie.
05 novembre 2007
Daddy's (and Mommy's) Girl
Une semaine de garde parentale sur mon nouveau territoire, ça donne:
Une perplexité toute maternelle face à l'avant garde de l'art contemporain chinois:Une leçon d'art de la pose...
Un émerveillement tout paternel dans ces instants couleurs locales:
Une leçon d'art de la pose... (Sous slip kangourou ou sur panda manga)
Et plein de bons moments...
22 octobre 2007
My thai (lecture déconseillée en cas de morosité aigue... quoique...)
Une carte postale? Mieux, une carte postale avec moi dessus :
Voilà... C'est-à-dire, ma chère Gwen, et en fait cela s'adresse aussi aux quelques amis et parents se demandant si au cours des 4 dernières semaines je m'étais faite kidnappée par la mafia kazakhe ou si j'avais juste oublié le gout du camembert, bon, il y a une autre explication: 8 jours en Thailande.
Soit 4 heures d'avion, 10 heures dans Bangkok pour réaliser que l'on vient de mettre les pieds dans -encore- un autre monde, un monde où une quincallerie se répandant dans la rue avoisine des Bouddhas à moitié couchés sur le trottoir, un monde qui s'arrête à 6 et 18h pour l'hymne au roi, plus de couleurs, de bruit, de mouvement, plus de bouchons, plus de tuktuks, plus de chiens errants, plus de sourires, Sawasdee krop!
A day in Bangkok
Tout aussi fascinant que Bangkok devient au fur et à mesure qu'on croit l'avoir comprise et que surgit un quartier "branché" et des jeunes thais euphoriques devant ce qu'ils rêvent de la Thailande de demain, voilà 6 heures de train, 3 heures de bateau: Koh Tao/ Turtle Island et quant à moi, un bout de paradis.
Passons sur la discorde américano-européenne sur la conception de l'idée même de "vacances en Thailande" (que l'on résumera par "Club Med-frites-internet-piscine VS couleur-goût-parfum-un-peu-de-vrai-dans-ce-monde-consumériste" ; est-il besoin de préciser que le Vieux Continent gagne - et voilà: bungalow les pieds dans l'eau, jus de fruits frais sur sable blanc, poisson grillé sur pilotis, rock les pieds dans l'eau avec une bande d'Israeliens juste sortis du service militaire, plongée sous marine avec des Belges sortis de l'université... Loin loin de la vie, plus près du paradis...









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Et en revenant, qu'est-ce que j'apprends: Cécilia et Nicolas divorcent??? C'est la vie. Parfois, c'est dur la vie (il paraît...).
14 octobre 2007
我們 的 生活 在 上海
... Notre vie à Shanghai.
Plus d'un mois sans écrire, alors voilà, le reste en images: des jours, des nuits, un restau indien, un diner français, une soirée d'adieu, un typhon, des amis, une croisière sur le Bund, une cérémonie d'ouverture des jeux paralympiques (ou sa répétition...), des gâteaux de lune, un anniversaire, des brochettes dans la rue, un permis de séjour... La vie s'écoule à Shanghai entre rythme effrené et dolce vita, pourquoi s'inquiéter des paradoxes puisque "T.I.C.", This Is China!
12 septembre 2007
De l'art... ou (de l'année) du cochon. ShangArt 2007
Thx to Jack, nous voilà à ShanghArt 2007, foire internationale à l'art contemporain, présentant donc des artistes chinois principalement, mais à travers des regards de galleristes du monde entier... Un très beau lieu, une scénographie élémentaire, mais une question: pourquoi le commentaire qui nous viendra le plus souvent à l'esprit tout au long de la visite sera: "On dirait du... ".
Toute la difficulté de se construire artistiquement sur des références culturelles largement abîmées... D'ailleurs pour moi le choc est venu d'une oeuvre vidéo intitulée "Happiness", qui en fait se résumait à 10 secondes d'un film de propagande de l'ère maoiste montrant une foule exultant, des visages extatiques et hurlant, crispés à l'extrême, et applaudissant, puis le film s'arrêtait brusquement avant de reprendre encore et encore... Presque insoutenable, parce qu'on sait. Voilà donc un art chinois qui se cherche, sous l'ombre d'un passé obsédant et encore "présent" (la censure n'est pas une idée, mais bien un ministère ici)...
Esthétique ou combat, un art chinois qui cherche...
Mon rêve familier
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'un macaron inconnu, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait le même
Ni tout à fait un autre, et m'aime et me comprend.
Car il me comprend, et mes papilles étincelant
Pour lui seul, hélas! cessent d'être un problème
Pour lui seul, et les vapeurs de mon thé fumant,
Lui seule les sait sublimer, en fondant.
Est-il chocolat, pistache ou citron? Je l'ignore.
Son parfum? Je me souviens qu'il est doux et corsé,
Comme ceux des aimés que ma bouche a croqué.
Sa rondeur est pareille à l'astre divin,
Et son coeur volupteux, et frais, et fou, il a
Le parfum évanoui du macaron fini.
Avec l'accord de Paul Verlaine, qui s'il avait connu les macarons serait mort plus heureux.
04 septembre 2007
Beijing-Beijing
Au-delà des sentiers tous tracés par les guides touristiques, il y a un autre Beijing qu'il nous faut aller chercher: le Beijing des marchés, ou la libération des odeurs, de la poussière, les gens, la vie quoi...


- Le Marché aux fleurs -
NuRen Jie, rue de la femme...: ballade bucolique en vélo, qui se termina sur une branche de périphérique... "Allô Hélène... Hmmm je suis devant le IKEA - Yi-Jia-Jia en V.O. -... Qu'en penses-tu, je pense que je suis perdue, hein?..."
- Le Marché aux tissus -
Ainsi naquit ton T-shirt H&M...
Shanghai-Beijing
12h de train non-stop, ou le meilleur antidote aux coups de flippe de petite LaoWai dans grande université vide (la plupart des gens ne sont arrivés que dimanche ou hier, les inscriptions étant lundi et mardi): merci donc à Hélène, Thibault et les petites miss... Jamais eu un meilleur accueil au réveil que celui de Daphné (Ooooh très trooop beeellle!!!)! Dans le désordre de mes déambulations:





Le Tombeau de l'empeureur Ming, DingLing
TianAnMen : la Cité Interdite est restaurée -ou peutêtre plutôt rénovée... Ici, probablement une séquelle du saccage psychologique que fut la Révolution Culturelle, la mémoire du patrimoine n'est pas une valeur absolue. Et pourtant, ce cher Mao se tient toujours bien droit et inamovible au-dessus de cette Beijing qui veut faire peau neuve avant l'arrivée des J.O et de son sponsor, l'incarnation du grand capital, j'ai nommé Coca-Cola: vous avez dit paradoxe? Welcome to China!






Et la Cité Interdite referma ses portes, nous laissant à nos rêveries sur ce passé presque mythique, avec devant les yeux de nouveaux échafaudages, marques inoccultables d'un présent frénétique... Paradoxes, paradoxes...





Heureusement il y a Bouddha! Le Temple du Lama: des couleurs, de l'or, de l'encens, un Bouddha de huit mètres de haut, et une solennité encore intacte. Silence...
03 septembre 2007
You know you've been in China too long when...
1. You’re at an expensive western restaurant and don’t even notice the guy at the next table yelling into his cell phone Trouvé au hasard de mes déambulations sur le web... pour vous donner une idée de ce qui est un choc culturel, mais qui sait si bientôt moins aussi je n'aimerai pas le karaoké/cracher dans la rue avec ce délicieux bruit de raclement de gorge... En tous cas, j'ai déjà commencé ma collection de carte de visite!
A suivre... |























































































